vendredi 16 novembre 2007

Emigration clandestine : 185 jeunes clandestins ont péri au large de Saint-Louis



Photo : DR

Environ 185 jeunes voulant se rendre clandestinement en Espagne par la voie maritime, ont « officiellement » péri au large de Saint-Louis, a annoncé samedi la Gendarmerie locale, faisant le bilan de l’émigration clandestine ayant débuté en mars 2006 à nos jours dans la région Nord du pays.



A côté de ces décès, la Gendarmerie locale « a interpellé 1.125 personnes », a annoncé le major Amadou Djiby Sy à Radio Sénégal (publique). « Parmi ces 1.125, il y avait les clandestins, les passeurs et les convoyeurs », a déclaré le major Sy, indiquant qu’au début, les forces de sécurité n’arrêtaient pas les clandestins, « le souci était de leur rembourser leur argent ». « Mais il s’est trouvé qu’au lieu de rentrer chez eux après avoir reçu leur argent, ils cherchaient plutôt une autre embarcation », a-t-il expliqué, rappelant qu’à partir du 10 mai « la nouvelle loi votée, autorisait l’arrestation des clandestins comme les convoyeurs et les passeurs ». A ces interpellations, il faut ajouter la saisie de 10 pirogues, 15 moteurs, 3.100 litres de carburant, 1.600 gilets de sauvetage, un véhicule et la somme 37,5 millions de francs Cfa. La Gendarmerie saint-louisienne, qui a rendu publics ces chiffres en marge de la « Fête des armées », croit avoir trouvé un véritable trafic autour de cette émigration clandestine en direction de l’Espagne.



« Une fois les clandestins arrivés sur place, ils étaient pris en charge par un organisme qui se cachait derrière la Croix-rouge qui, en fait, vendait les plus valides à des agriculteurs espagnols », a ajouté le major Sy.

APS

mardi 13 novembre 2007

Le vibraphoniste Dany Doriz en concert à Saint-Louis


Photo : Eddy Graëff


Dans le cadre des soirées « Jazz dans la ville », le vibraphoniste Dany Doriz a donné un concert exceptionnel vendredi 9 Novembre à 19h à l’ICL Jean Mermoz.



Dany Doriz est un acteur incontournable de la scène jazz. Musicien d'exception, s'affranchissant de ses racines sans les renier, son jeu personnel véloce et son sens de l'harmonie donnent au vibraphone ses lettres de noblesse d'instrument soliste.



Rhoda Scott qui fut l’une des grandes Stars à participer au festival de Jazz de Saint-Louis dit de lui qu’"il est actuellement le plus grand vibraphoniste du monde".

Lionel Hampton, le premier grand vibraphoniste, reconnaissait en lui "un fils spirituel", l'accueillant dans son big band, les deux musiciens jouant ensemble.

jeudi 8 novembre 2007

Pêche entre le Sénégal et la Mauritanie : Les Guet-ndariens exigent le balisage de la frontière maritime



En prélude à la rencontre entre le ministre sénégalais de l’économie maritime et son homologue mauritanien, prévue aujourd’hui à Dakar, l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des affaires administratives, Bouya Amar, a tenu hier dans les locaux du conseil régional, une séance de travail avec les pêcheurs de la région nord.



Une quarantaine de chefs de services régionaux de l’administration, de pêcheurs, mareyeurs et de représentants des bateaux de pêche au ramassage, ont eu l’occasion de plancher sur l’ensemble des problèmes relatifs au respect des frontières maritimes.



Un débat large a permis aux pêcheurs d’insister sur la nécessité d’avoir toutes les informations relatives à leurs droits et devoirs, de sensibiliser tous les professionnels de la pêche sur l’urgence de respecter scrupuleusement les frontières maritimes, de mettre en œuvre une bonne politique de surveillance des côtes, d’éviter les arraisonnements des pirogues sénégalaises par les gardes côtes mauritaniennes.



Le capitaine du port Abdoulaye Diagne a précisé que la frontière maritime sénégalaise s’arrête à la zone 16 degrés O3, avant de demander aux pêcheurs d’éviter de commettre des délits en zone mauritanienne pour ensuite venir se réfugier en zone maritime sénégalaise.



Tous les intervenants ont exhorté les gouvernements sénégalais et mauritanien à tout mettre en œuvre pour baliser la frontière maritime et délimiter la zone tampon. Car, pour eux, il ne doit pas y avoir de problèmes entre ces deux pays qui sont liés par des liens de sang et la géographie.



Les pêcheurs ont déploré à l’unanimité et avec la dernière énergie, le fait qu’ils soient régulièrement pourchassés par les gardes côtes mauritaniennes dans la zone maritime sénégalaise. Dans ce débat, les problèmes relatifs à la sécurité des pêcheurs en haute mer, au renouvellement des licences de pêche, à la pénurie de ressources halieutiques dans la région nord ont été remis sur le tapis.



Pour certains professionnels de la pêche comme Boly Nar, domicilié à Gokhou-Mbathie, lorsqu’on viole la zone maritime d’autrui, on doit être humble, modeste, souple et indulgent pour pouvoir négocier avec les gardes côtes de ce pays limitrophe.



Depuis que les autorités mauritaniennes, a rappelé un agent des services de pêche, ont décidé de contrôler leur frontière maritime, en installant un poste de brigade maritime à Ndiago, une localité mauritanienne située à une quinzaine de kilomètres de la capitale du nord, les conflits entre pêcheurs de la Langue de Barbarie et gardes côtes mauritaniennes, sont devenus récurrents. Les pêcheurs sénégalais font souvent des incursions dans les zones très poissonneuses de la Mauritanie, sans autorisation. C’est la raison pour laquelle, le gouvernement sénégalais effectue chaque année des démarches auprès de ses partenaires mauritaniens pour obtenir des licences de pêche de six mois qui donnent l’autorisation aux pêcheurs sénégalais des sennes tournantes, de capturer uniquement les espèces pélagiques (excepté le mulet ou dème en ouolof).



Ces derniers ont mis à profit la réunion d’hier pour demander au gouvernement de les aider à obtenir des licences de pêche libres qui leur permettront de capturer les espèces démersales et d’opérer en toute liberté en zone maritime mauritanienne. Pour eux, c’est la solution la plus adéquate à l’ensemble de leurs problèmes.



L’adjoint au gouverneur Bouya Amar, a pris bonne note des préoccupations des pêcheurs et a promis d’en rendre compte à la hiérarchie.

Le Soleil - Jeudi 25 Octobre 2007 - Mbagnick Kharachi Diagne