vendredi 28 décembre 2007

Le maire de Saint-Louis, Ousmane Masseck Ndiaye dénonce des constructions irrégulières sur l'île



A ce jour, aucune autorisation de construire n'est enregistrée dans les registres de la mairie de Saint-Louis. Et pourtant, les ministres saint-louisiens continuent de construire allégrement sur l'île de Saint-Louis au point qu'elle est menacée de déclassement par l'Unesco en tant que patrimoine mondial de l'humanité. Seulement, le maire de la vieille cité n'entend plus laisser faire.



Le maire de Saint-Louis est fort remonté contre certains ministres saint-louisiens et autres personnalités de l'Etat et d'institutions internationales ‘qui sont coupables de procéder à des constructions irrégulières sans l'autorisation de la mairie’. Selon Ousmane Masseck Ndiaye, de tels agissements doivent cesser. ‘Nous déplorons le fait qu'il y ait des autorités du pays, originaires de la ville, qui construisent sans autorisation en ne respectant pas les normes en vigueur ni l'architecture de la vieille cité. Cela ne saurait perdurer’, avertit-il. De l'avis du maire de la cité menacée de déclassement du patrimoine mondial de l'humanité, ‘il n'est pas question, pour la commune de Saint-Louis, de laisser des gens construire n'importe où et n'importe comment. A ce jour, aucune autorisation de construire n'est enregistrée dans nos registres. Et les gens construisent malgré tout’. Chemin faisant, le ministre d'Etat, ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales a expliqué que ‘de tels agissements puissent venir d'autorités de ce pays, de ministres qui plus est, qui n'ont pas respecté la sommation venant du préfet ou de la commune, mérite réflexion. C'est inacceptable’, fait noter Ousmane Masseck Ndiaye. Lequel précise qu'‘il n'est pas normal de l'appliquer aux populations démunies et autre Saint-Louisien lambda et laisser impunies des autorités qui ne respectent pas la loi. Cela ne peut pas marcher. C'est dans l'illégalité qu'ils construisent sur le périmètre communal. Nous allons y mettre un terme à compter de ce jour. Nous allons envoyer des sommations pour demander à tout un chacun d'arrêter tous les travaux. Faute de quoi, des dispositions seront prises. Et nous allons porter plainte à qui de droit’, menace l'édile de la capitale du Nord.
Dans la foulée, le maire de Saint-Louis s'est offusqué du fait que malgré ses multiples ‘injonctions, nous constatons que les travaux qui sont en train d'être menés au niveau de la gare ferroviaire se déroulent comme si de rien n'était. Au contraire, les constructions sont même en phase terminale. Cela fait plus de trois ans que je ne cesse d'inviter les chemins de fer à se garder d'attribuer des terrains et à louer des parcelles à des commerçants. Il n'est pas de la mission de la régie des chemins de fer d'affecter des parcelles’, signale M. Ndiaye. Le directeur des structures du parti au pouvoir de rappeler, en outre, que ‘le domaine ferroviaire n'est pas affecté à la régie des chemins de fer pour en faire un marché. C'est pourquoi, j'ai saisi le directeur général à plusieurs reprises sans suite. J'ai adressé des lettres à tous les ministres des transport terrestres et ferroviaires. Je n'ai pas encore de réponse’, précise-t-il comme pour s’en désoler.

Walfadjri - 12/12/2007

dimanche 16 décembre 2007

Décès de Maurice Béjart, parrain de l’université de Saint-Louis

Le chorégraphe français Maurice Béjart, fondateur de l’école de danse Mudra-Afrique, est décédé à Lausanne à l’âge de 80 ans.

Maurice Béjart, l’un des fondateurs de la danse contemporaine, dirigeait le BBL depuis une vingtaine d’années dans la cité suisse, après un séjour talentueux au Sénégal.

Fils du philosophe Gaston Berger, parrain de l’université de Saint-Louis, le danseur Maurice-Jean Berger, de son vrai nom, est né à Marseille le 1er janvier 1927.

Membre de l’Académie des Beaux-arts, Maurice Béjart s’est illustré avec son école Mudra-Afrique créée en 1977 et basée à Dakar (actuel siège de la Cour de Cassation), avant qu’il ne se déplace à Lausanne pour ouvrir en 1992 l’École-atelier Mudra.

Chorégraphe médiatique, Béjart a parcouru le monde entier avec sa compagnie.

lundi 10 décembre 2007

Devin Phillips en concert à Saint-Louis

Il a à peine 30 ans, mais le saxophoniste américain Devin Philips est de la trempe des grands musiciens. Son style est un mélange de jazz contemporain et traditionnel. Sa vie est toute une histoire. Après avoir perdu son domicile à la Nouvelle Orléans suite au passage du cyclone Katrina qui l'a inspiré pour son premier Cd « Wade in the water », il en a trouvé un autre dans le Pacifique Nord-Ouest . Il est incroyablement animé d'une puissante personnalité musicale. Après sa prestation nous l'avons accroché. Entretien

« JE SOUHAITE JOUER AU FESTIVAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS »


Après votre prestation, est-ce que ce vous avez conforte votre position selon laquelle le jazz a ses racines en Afrique ?

Devin PHILLIPS : « Les Etats-Unis sont un grand melting pot, une grande diversité culturelle, d'ethnie, de religion, de peuple. Le jazz a aidé à démocratiser la musique aux Usa, sachant aussi que cette musique est une extension du Blues qui a justement a ses origines en Afrique. Notre conviction est d'autant plus forte que quand je suis arrivé ici à Saint-Louis, il y'a comme une symbiose entre les musiciens du groupe Africa Mélodie et moi-même et, pourtant c'est la première fois qu'on se rencontre. »

Il est rare de voir une formation de jazz américaine avec plus de blancs que de noirs, quelles en sont les raisons ?

Devin PHILLIPS :
Mon groupe est le reflet de ce qu'est l'Amérique et le jazz est devenue une musique mondiale. En ce qui me concerne la composition (raciale NDLR) du groupe m'intéresse très peu, si je joue avec une formation noire ou blanche qui n'est pas bonne je m'en débarrasse. L'essentiel c'est d'avoir des musiciens qu savent jouer. Je peux m'imaginer jouer avec des chinois tant qu'ils ont le swing.

Avez vous un style de musique particulier ?

Devin PHILLIPS : Ma musique est liée à la tradition, elle fortement influencée par les grands comme Louis Armstrong, Sony Rollins, Charlie Parker…et puis il y'a ma propre créativité qui résulte de l'influence de tous les grands musiciens du jazz.

Seriez vous tenté de participer au festival international de jazz de Saint-Louis ?

Devin PHILLIPS :
Quand je suis arrivé au Sénégal, j'ai joué dans un club qui s'appelle Just 4 U, après ma prestation je me suis promené dans le lieux et là j'ai trouvé beaucoup d'affiches du festival de jazz de Saint- Louis avec de grands noms du jazz et de la musique africaine. De suite j'ai exprimé le souhait de venir y jouer et au-delà je souhaite jouer à tous les festivals de jazz du monde d'ici à la fin de mes jours.



Devin Phillips interwievé par Samba Diop.

jeudi 6 décembre 2007

Théâtre : Monné (outrage) par la Compagnie du Labrador à l'ICL



Djigui Keita, " roi des pays de Soba dans le Madingue ", règne sur ses terres lorsque arrivent les Nazaréens de Faidherbe.
D'abord hostile, il décide de résister mais, peu à peu, succombe et, de malentendus en compromissions, devient l'infortuné complice des envahisseurs et conduit son peuple vers le Monnè - outrage en malinké, la langue maternelle de l'auteur - de la colonisation, au terme de ses 120 ans de règne.



Monnè, outrages et défis est un conte féroce, une farce ironique, une tragédie historique, une épopée rapportée par Djigui et son griot, mais surtout un grand roman, le second de l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma.



Monné (outrage) par la Compagnie du Labrador un spectacle sur notre histoire à nous, sénégalais et français. Ce mercredi à 21h à l'ICL Jean Mermoz de Saint-Louis du Sénégal, salle de spectacle.