samedi 28 avril 2007

Entretien avec le Président de Saint-Louis Jazz

Entretien avec Monsieur Ousmane Alioune SARR,
Président de Saint-Louis Jazz


Il semble que le festival international de jazz de Saint-Louis après un moment d’hésitations a décidé de renouer avec l’idée de départ qui a sous-tendu la création de ce festival .Cette année pour la 15e édition la commission programmation a concocté un plateau artistique dans lequel l’ensemble lyrique traditionnel jouera un rôle primordial car, il donnera les premières notes de cette édition. Une manière pour l’Association Saint-Louis Jazz de mettre en exergue cette idée chère aux pionniers à savoir : la rencontre

C’est tout de même surprenant qu’un festival de Jazz s’ouvre avec l’ensemble lyrique traditionnel.

O. A . SARR :
Les populations St-Louisiennes attendent depuis plus de 15 ans que l’ensemble Instrumental de Sorano se produise à Saint-Louis. Cette attente est forte pour qui veut se rappeler que cette ville a vu naître et a couvé l’immense Diabou SECK la saint-louisienne ainsi que la grande cantatrice de Fanal qu’est Coumba Fall LEONI.


C’est dans cette ville qu’Abdou Guité SECK a donné ses lettres de noblesse à la percussion. Il est donc particulièrement judicieux de réveiller cette dimension de Saint-Louis si tant est qu’elle était en sommeil. En outre les musiciens africains-américains et ceux de la diaspora, à chaque édition, regrettent l’absence d’espace de rencontres et de dialogues avec les détenteurs de la tradition. Ils ont eux aussi une attente réelle, plutôt une soif d’aller à la rencontre de la musique « Mère ».
De fait, le Festival de Jazz est un lieu d’échanges et de rencontres, il est donc indiqué que nous puissions présenter ce que nous avons de très personnel, ce qui nous distingue des autres à savoir notre patrimoine musical. D’ailleurs cela n’a pas échappé à notre Ministre de la Culture qui a choisi parmi les cathédrales de la culture Sénégalaise deux musiciens, membres de l’ensemble lyrique traditionnel, Yandé Codou SENE et le maître du Xalam Samba Diabaré SAMB. Cette 15ème édition veut renouer avec la dimension festive de cet événement culturel et pour cela, elle doit répondre aux attentes plurielles des différents publics présents à St-Louis


Est ce que la création de certaines commissions comme celle de la programmation Artistique entre de cette dynamique ?

O . A. Sarr :
Evidemment cela exprime cette volonté inébranlable de renouer avec les bases fondatrices du Festival International de Jazz de Saint-Louis. Il ne faut pas oublier qu’il a été initié et porté par un duo entre le Centre Culturel Français et le Syndicat d’Initiative de Saint-Louis, c’est à la suite de cela, que des amis de Saint-Louis et du Jazz se sont mobilisés pour créer l’Association Saint-Louis Jazz.
La mise sur pied de certaines commissions obéit à cette préoccupation mais aussi au mandat que nous avons reçu d’ouvrir le Festival à toutes les sensibilités, à toutes les personnes ressources dépositaires d’expertises et désireuses de travailler de manière bénévole.

Un Festival comme celui de Saint-Louis est aussi un outil de promotion de la destination Sénégal, Saint-Louis en particulier. Quel rôle joue le Syndicat d’Initiative ?

O . A . Sarr :
Le Syndicat d’Initiative y occupe une place centrale. Sa collaboration avec le Festival est des plus efficaces et des plus dynamiques. Il est soutenu en cela par tous les hôteliers de la ville. Cependant nous avons d’autres soutiens traditionnels qui nous sont restés jusque là fidèles malgré les difficultés du moment. Il faut tirer « un grand chapeau » aux Hôteliers qui depuis le début n’ont ménagé aucun effort pour mettre des chambres gratuitement à la disposition de l’Association Saint-Louis JAZZ.
Ces derniers ont décidé comme ils l’ont toujours fait depuis le début de loger gracieusement les musiciens et les journalistes accrédités par l’Association.

Sont-ils les seuls ?

Non. Ils ne sont pas les seuls, mais pour l’heure ils sont les plus en vue. Les hôteliers ont poussé leur soutien jusqu’au règlement de l’affiche du Festival. Je dois également saisir l’occasion pour remercier le Photographe Laurent GERRER qui garde jalousement la mémoire du Festival et la met gracieusement à notre disposition chaque fois que nous en avons besoin. Nous sommes à deux mois du Festival, nous n’avons aucune raison de croire que nos soutiens historiques ne seront pas avec nous.

Comment expliquez-vous ce soutien du Syndicat d’Initiative et des hôteliers ?


O.A. Sarr :
Le Festival de Jazz de Saint-Louis est un patrimoine culturel vivant qu’ils considèrent comme le leur et qui porte l’image de la ville. Je pense que dans le développement du tourisme moderne l’évènementiel joue un rôle prépondérant, ils l’ont compris très tôt. Un spectacle culturel est un véhicule plus efficace que tous les supports de communication de qualité dits modernes.

On a toujours critiqué la programmation du « IN » comme étant élitiste excluant les musiciens d’ici ?

O. A . Sarr :
C’est un choix délibéré depuis le début de proposer un plateau de grande valeur artistique avec, depuis toujours, une tête d’affiche de renommée internationale. Mais la scène du « IN » a toujours organisé les rencontres de Stars Internationales avec de jeunes talents qui ont profité de cet espace pour progresser et se faire connaître.
Vous vous souvenez sans doute des rencontres Hervé SAMB / Lucky PETERSON, Abdou GUITE / Joe ZAWINUL, Ablaye CISSOKO / François JEANNEAU. Ces deux là se produisent encore cette année après avoir sorti un CD il y a deux mois, intitulé « Quand les oiseaux se taisent ». Le « IN » n’est pas hermétique, il s’ouvre de temps à temps à d’autres sonorités différentes du Jazz, n’oubliez pas que le porte-drapeau de la musique sénégalaise Youssou NDOUR s’y est produit, la diva Sérère Yandé Codou SENE ainsi que le regretté Ndiaga MBAYE.

Des lucarnes s’ouvrent avec néanmoins un souci permanent celui de n’être l’otage de personne. Ce qui explique la présence de plusieurs musiciens dans la commission programmation artistique. Nous voulons une scène ouverte à toutes les déclinaisons du Jazz. Le mot rencontre trouve ici toute sa signification ; rencontre entre les instruments bien de chez nous (Koras balafon, flûte peulh) et des instruments dit modernes, rencontres entre les musiciens de jazz de la diaspora et les gardiens bien enracinés de chez nous

Au sujet des medias et de la couverture du festival ?

Vous avez certainement vu le film de Stéphane GUEZ qui est passé sur la RTS, TV5, AITV en 2007.
Cette année nous sommes en négociation très avancée avec TV5 pour la couverture du Festival.
Nous avons deux offres de film l’une de 26mn l’autre de 35mn pour couvrir le festival, son environnement et son déroulement. Nous avons également une autre offre de couverture photographique d’un reporter dont l’objectif est de diffuser ces images dans d’autres festivals et magazines. Nous avons également une demande d’une compagnie aérienne pour son magazine pour ses vols long courrier.
Nous butons pour le moment sur la gestion des droits, mais nous y arriverons certainement.

Et pourquoi pas les TV locales ?

O. A . Sarr :

Nous avons pris contact, mais nous sommes preneurs d’un partenariat qui va jusqu'à la diffusion sur plusieurs émissions, nous ne sommes pas intéressés par une pige de quelques secondes.

Votre dernier mot ?

O. A . Sarr :
C’est un appel en direction de nos autorités car ce Festival a dépassé depuis longtemps les frontières du Sénégal, il doit être mieux soutenu, rien n’est trop beau pour Saint-Louis.



Réalisé par la Commission Communication
du Festival de Jazz / 15 avril 2007

dimanche 8 avril 2007

La pêche au varan

Village de Bango la semaine dernière...
La pêche au varan n'existe pas, en tout cas pas à ma connaissance à Saint-Louis du Sénégal. Mais parfois, les pêcheurs se retrouvent avec ces grandes bestioles au bout de leurs lignes.
Mais c'est quoi un varan déjà ?!!

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"Varan est le nom courant d'un genre de lézards, en général de grande taille. Ils se distinguent des autres lézards par leur long cou, leur crâne triangulaire et leur langue bifide - comme celle d'un serpent.

Toutes les espèces de varans sont carnivores (à part une espèce qui se nourrit aussi de fruits). Ils ont des mâchoires puissantes et des membres armés de 5 griffes acérées.


Les varans sont ovipares, ils ont des oreilles externes et des paupières. Ils ne peuvent pas "lâcher" leur queue comme certains lézards. Les espèces les plus proches des varans sont les Hélodermes et les faux varans (qui n'ont pas d'oreilles externes). Les varans sont trouvés dans les régions tropicales et sous-tropicales de l'Afrique, de l'Asie et de l'Australie." (wikipedia)
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Trop fatigué, celui ci n'est alors plus dangereux.

Belle prise n'est ce pas ?! Il faut faire très attention à la queue du varan dont il se sert comme d'un fouet. La blessure peut etre profonde et longue.

On ne tue pas le varan dans la région de Saint-Louis car on le considère à juste titre comme inoffensif. Ca n'est pas le cas des serpents, qu'il s'agisse d'une couleuvre, d'un python ou d'une vipère on ne fait pas la différence : on le tue.


Impossible pour celui ci de se défaire de l'hameçon sans l'aide des hommes.
Il retournera libre dans le fleuve quelques minutes après.