lundi 8 octobre 2007

Inondations, le gouverneur de la région demande plus de moyens



Le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao est préoccupé surtout par la crue du fleuve Sénégal, attendue vers le début du mois d'octobre, qui risque de compliquer les interventions de lutte contre le choléra et les autres maladies connexes.



(Correspondance) - Pour juguler l'épidémie de choléra qui s'est installée dans le département de Saint-Louis depuis samedi dernier, il est impératif d'aller vers une synergie des actions à mener, entre les acteurs sur le terrain. En effet, les différentes interventions notées çà et là n'ont pas permis de circonscrire le vibrion cholérique aux seules localités touchées. De quinze cas, le total des malades répertoriés est passé à dix-huit cas recensés à la date d'avant-hier, jeudi. Pour l'heure, fait noter le médecin chef du district sanitaire de Saint-Louis, la situation est stationnaire. A la date d’hier vendredi, sur ces dix-huit cas, les seize ont été remis d'aplomb et ont rejoint leurs domiciles respectifs. La révélation a été faite hier par Mme Seynabou Ndiaye Fall, à l'occasion de la visite de terrain qu'ont effectuée, dans la capitale du Nord, le médecin colonel le Dr Cheikh Samba Ndiaye, directeur du service national de l'hygiène au ministère de la Santé, et Abdoulaye Fané, le directeur de la Prévention individuelle et collective au niveau du ministère du Cadre de Vie, des Loisirs et de l'Hygiène publique.


Ces derniers se sont rendus à Pikine, zone la plus meurtrie du fait de la présence de onze des dix-huit personnes infectées. Ici, les populations sont obligées de faire avec les eaux stagnantes nauséabondes qui empoisonnent leur existence. Aussi, les émissaires des ministres de la Santé et du Cadre de vie, des Loisirs et de l'Hygiène publique ont jugé judicieux de mettre en commun les moyens pour faire face à la maladie des mains sales. Cette mission conjointe leur a permis de constater et mesurer l'étendue des dégâts et de se faire une idée précise des interventions ponctuelles à mettre en œuvre. En outre, ils ont longuement insisté sur la nécessité d'évacuer et de pomper les eaux usées infestées par l'écoulement des fosses d'aisance dans la rue. Dans la foulée, le Dr Cheikh Samba Ndiaye et Abdoulaye Fané ont fait remarquer que ‘ces eaux stagnantes présentent de réels risques de danger pour les populations, en ce qu'elles peuvent générer d'autres types de pathologies.



Notamment, le paludisme, toutes formes de diarrhée, les maladies hydriques entre autres’.



Même son de cloche du côté du gouverneur de la région qui a reconnu que ‘le choléra est l'arbre qui cache la forêt. D'autres maladies tout aussi ravageuses et dangereuses pour les populations peuvent surgir et se joindre au choléra’. Mouhamadou Moustapha Ndao a souligné que ’la crue du fleuve Sénégal, attendue vers le début du mois d'octobre, risque de compliquer davantage la situation et rendre difficiles les interventions’. Aussi, le chef de l'exécutif régional a demandé aux autorités de mettre plus de moyens à la disposition du comité local de lutte contre le choléra pour venir à bout de la maladie pendant qu'il est encore temps, étant entendu que les moyens déjà en place seront judicieusement déployés sur les lieux où le besoin se fait sentir.



Aux populations de la ville de Saint-Louis, le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao a demandé d'adopter des comportements tendant à rendre salubre leur environnement immédiat. ‘Les populations doivent faire preuve de plus de civisme en évitant de vidanger les eaux des fosses septiques dans les rues et se garder de verser les ordures ménagères dans les égouts et autres points susceptibles de faciliter l'émergence, l'éclosion et le développement de la maladie’, soutient-il.

Photo Eddy Graeff
Walfadjri - Lundi 01 Octobre 2007 - G. BARBIER

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